Le Greffier du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux (le « Mécanisme »), Olufemi Elias, a ouvert aujourd’hui dans les locaux du Mécanisme à La Haye une exposition sur le thème du multilinguisme dans la justice, de Nuremberg à La Haye (intitulée Multilingual Justice from Nuremberg to The Hague), qui met à l’honneur le travail des interprètes dans la justice pénale internationale.

Préparée par l’Association internationale des interprètes de conférence (l’« AIIC »), l’exposition comporte également une section, élaborée par le Mécanisme et consacrée au travail des interprètes au Tribunal pénal international pour le Rwanda (le « TPIR ») et au Tribunal pénal international pour l’ex‑Yougoslavie (le « TPIY »).

Ensemble, le TPIR et le TPIY ont mis en accusation plus de 250 personnes, siégé en audience pendant plus de 11 000 jours et entendu quelque 7 000 témoins. Cela a été possible grâce aux services d’interprétation en anglais et en français, ainsi qu’en bosniaque/croate/serbe (et aussi, dans certaines affaires, en albanais ou en macédonien) et, au TPIR, en kinyarwanda.

Évoquant la complexité des procédures judiciaires internationales et les fortes exigences auxquelles les interprètes ont à répondre, le Greffier a fait observer que « le TPIR et le TPIY ont mis la barre très haut pendant toutes ces années » et ajouté que le Mécanisme est « fier de continuer à appliquer les critères rigoureux des deux tribunaux ad hoc et à mettre en œuvre leurs meilleures pratiques ».

L’exposition, accueillie auparavant par le Tribunal spécial pour le Liban, restera ouverte au public, dans les locaux du Mécanisme, pendant les prochains mois.